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| Cette boite parfaite est ouverte par le dessus, comme pour mieux respirer. Ainsi, les bandeaux des façades et l'ouverture rectangulaire d'un espace sans toit, permettent à l'élément aérien et celui du feu, de circuler harmonieusement. Par ces ouvertures, tout respire, et les frontières entre l'intérieur et l'extérieur disparaissent. Les murs ne sont plus des séparations mais des ouvertures. |
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| Cette respiration horizontale ouverte sur l'extérieur se complète d'une respiration verticale fermée sur l'intérieur. Selon cet axe, les fluides circulent à travers un escalier à vis et une rampe en pente douce. | ||
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L'escalier lové au cur de la matrice est un alambic étroit, donnant accès à des niveaux différents d'intensité lumineuse et de révélation. Du rez-de-chaussée au toit-terrasse, et du toit-terrasse au solarium, on passe des tuyauteries de l'ombre à la vie tamisée du quotidien, pour finalement se déployer de tout son être dans un bain de lumière aveuglant. | |
| À l'ardeur verticale de l'escalier, répond la douce oblicité de la rampe. Elle accompagne tel un tuteur indéfectible, le visiteur qui se déplace. Elle soutient plutôt qu'elle n'oriente vers. C'est une sorte de tapis roulant, qui imperceptiblement entraîne là où il souhaite conduire. |
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Au sommet du parallélépipède : le solarium. Dans ce four, les rayons se réfléchissent et se concentrent. Le foyer devient alors un phare de lumière éclairant l'édifice. |
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Maintenant, il faut s'arrêter. Stopper le cours des choses futiles qui papillonnent dans une déperdition d'énergie permanente, et boire du regard jusqu'à cru cette beauté ici présente. Se poser là, sur l'herbe, dans la plus totale simplicité, et devenir nous-mêmes des maisons habitées. Benoît
Santiano |
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